Vous êtes iciScanlines

Scanlines


Éric Raymond exploite les qualités plastiques et électroniques de la photographie et de la vidéo interactive dans le but d’examiner l’influence de nos systèmes de représentation sur l’idée que l’on se fait du paysage. Pour ce faire, il élabore depuis 1997 un corpus d’œuvres intitulé Lanternes/Lighthouses, dans lequel s’intègre le projet Scanlines.

Scanlines est une installation qui présente une image vidéo « virtuelle » de 2.5 x 3 mètres provenant d’un satellite. Cette image se perçoit par l’entremise d’écrans LCD montés sur des chariots mobiles qui parcourent l’aire de l’installation. Cette représentation est fragmentée, car chaque écran affiche une partie seulement de l’image en relation avec sa position à l’intérieur de la surface. Lorsqu’ils se déplacent côte à côte, les chariots/écrans permettent de visualiser les fragments voisins de la totalité de l’image qui est alorsrévélée (au sens photographique) par son défilement au sein d’une matrice qui demeurerait invisible sans de tels écrans récepteurs. La fragmentation de l’image s’apparente à la technique du « mapping » utilisée en cartographie et en infographie 3D.

Scanlines cherche à évoquer diverses impressions chez le spectateur, notamment celle d’un point de vue radicalement différent sur le paysage, tel que déterminé par un regard artificiel. Le dispositif permet d’explorer l’aspect poétique de nos nouveaux outils de représentation du monde en utilisant des images satellites de régions dites sauvages, tels Death Valley, le Grand Canyon ou certaines réserves fauniques canadiennes. Ces lieux témoignent des liens équivoques qui unissent étrangement notre culture à la nature en nous amenant à nous situer à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du monde et des objets observés.

Le mode d’appréhension du monde par reconnaissance satellite a transformé autant l’image que nous nous en faisons que notre manière de l’habiter. Le point de vue offert par Scanlines se veut un témoignage de ce changement de paradigme qui nous situe d’emblée dans une position de responsabilité face à l’espace géographique terrestre. Ici, le regard, tel celui de Dieu, ne se trouve plus incarné dans un paysage, mais plutôt dans une posture où la nature se voit envisagée de l’extérieur, en tant qu’objet, un peu à la manière d’un artefact culturel.

Chercheurs associés à ce projet: 
Champ(s) de recherche: 
Robotique
Laboratoires utilisés: 
J-5175

Calendrier d'activités

L M M J V S D
 
 
 
 
1
 
2
 
3
 
4
 
5
 
6
 
7
 
8
 
9
 
10
 
11
 
12
 
13
 
14
 
15
 
16
 
17
 
18
 
19
 
20
 
21
 
22
 
23
 
24
 
25
 
26
 
27
 
28
 
29
 
30